• Déroulement d'une biographie

     

    Voici un exemple de biographie rédigée par l'atelier des écrits :

     

    Après le décès de Madame T. A., son fils découvre dans ses affaires une correspondance qu’il estime précieuse et extraordinaire.

    Il nous contacte car il voudrait l’éditer.

    Il rencontre Fabienne Giraud, ils échangent et elle cerne mieux ses attentes.

    C. A. juge que la vie de sa mère est romanesque et mérite d’être transmise, notamment à ses petits-enfants ce qui est empêché par sa mort prématurée.

    Au final, il tombe d’accord avec Fabienne Giraud pour qu'elle rédige cette biographie comme un roman, tout en préservant l’anonymat de la famille, l’ouvrage sera donc cette fois édité sous son nom (mais cela peut être fait, le plus souvent, en votre nom).

    Nous lui établissons un devis détaillé et une convention, il les accepte, les signe et la rédaction démarre.

     

    Le déroulement concret :

    —  Lors d’un premier entretien à son domicile, le fils de T. A. confie à Fabienne Giraud la correspondance et diverses archives familiales.

    —  Elle établit une chronologie, qu’il valide ensuite.

    —  Elle rédige un synopsis (plan détaillé) du roman biographique et deux extraits, elle les lui envoie pour qu’il voie si cela lui correspond.
         Il valide.

    —  Elle lui envoie ensuite par mail au fur et à mesure chacun des chapitres pour acceptation. Elle intègre les modifications qu’il sollicite.

    —  Environ 7 mois plus tard, il est en possession d’un manuscrit qui lui appartient en totalité.

    —  C. A. choisit de le faire éditer par nos soins (mais il pourrait chercher un autre éditeur indépendant s’il le souhaitait).

     

    Extraits :

    « (...) 

    Le souffle du soleil mouillé court sur le visage de Tess. Sa tête, posée sur le bois de la terrasse, n’est pas endormie. Elle pense. Elle pense à lui, tendre. Elle pense à lui, imaginaire. Sa limite serpente, amant qui n’a ni corps, ni âme. Indulgente, Tess rit de sa pente habituelle : enchanter, inventer. Marc est un rêve grave, sans accroc charnel, un rêve de glace. Midi s’efface, pas un soupir ne s’est perdu. Le vent tiède, posé sur ses paupières, la trouve endormie. Elle laisse passer l’affront d’un songe.

    Drapé dans un silence souple, l’homme réfléchit. Il a muré l’amoureux expansif. Avec un fusil, il affronte la fièvre de l’oiseau. Elle est la pierre, qui attend. Partout autour de lui, elle dessine l’amitié, ni haine ni rancœur, peut-être l’amour, certainement.

    Enracinée, Tess contemple ce temps imprécis. (...)"

    in Rétive -Tess Argoud - Témoignages recueillis et rédigés par Fabienne Giraud  

    et un autre exemple

    « (...) 

    Le hublot me fascine. Tout à coup, je ne vois plus qu’une mousse blanche, on est en plein dans les nuages ! Ça ne dure que quelques minutes, et hop, nous sommes au-dessus d’une immense couche, un grand champ de neige, en plein ciel ! Mes oreilles bourdonnent, j’ai mal aux dents, je ne suis pas faite pour voler ! Je m’en fiche, c’est superbe. Je voudrais faire une photo, mais mon sac est dans le casier à bagages, impossible de l’attraper ! Quel dommage, la nappe blanche, la lumière du soleil, le bleu du ciel qui claque, c’est féérique ! Soudain, les nuages se déchirent et s’effilochent, je vois à nouveau la terre embrumée. On nous annonce qu’on approche de Toulouse, je distingue la Garonne, des monuments, tout petit et loin, des forêts, des montagnes, ce sont les Pyrénées ! Après les somptueux nuages immaculés, c’est le brun, la terre roussie, les côtes d’Espagne et enfin la mer dans la brume.

     Ah ! Pourquoi ça secoue ?

    -  Attention, merci d’attacher vos ceintures immédiatement. Nous traversons une zone de turbulences à l’approche de l’Afrique.

    Elle nous balance ça comme si de rien n’était, avec sa voix d’hôtesse de l’air, c’est le cas de le dire ! À présent, c’est un ciel noir, plein de nuages de plomb, l’orage sur la côte. Ça commence bien… l’orage et moi, vous comprenez… j’ai beau me gendarmer, rien à faire. Déjà à la maison, je panique, alors à des milliers d’altitude ! Cette angoisse terrible, comme la certitude que je vais mourir… depuis le temps, je devrais savoir que rien ne m’arrive, mais je n’y peux rien, c’est comme ça depuis petite… Du tonnerre et des éclairs et voilà que je ne peux plus respirer… encore moins raisonner ! (...)"

     in J’avais envie de vous dire... de Marthe Avet-le-Veuf — Témoignages recueillis et rédigés par Fabienne Giraud

     

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